Il y a 10 ans : une thérapie
Aujourd'hui, à cette heure, je suis dans un moment tranquille. J'ai vu par la fenêtre le temps qu'il faisait et j'ai crue qu'il était temps d'écrire, car il y a 10 ans, j'étais en thérapie...
Mon plan était soigneusement élaboré et il était bien simple; j'entrais en thérapie et trois mois plus tard ... je serai libre.
J'ai du me faire un coupe de cheveux car je voulais avoir l'ai du mieux possible face aux autres, je voulais plaire à tous, et qu'il m'aide à me libéré, car seul contre les adultes, j'étais impuissant.
Des agents d'interventions sont venu me chercher moi et mes affaires personnelles, et m'ont livrer au centre de thérapie comme on livre une pizza, tip en sus.
Par la fenêtre, je voyais l'oeuvre d'un été qui était plus qu'officiellement terminé, les arbres étaient tous coloré des bien connus couleurs d'automne. Et à la sortie du véhicule, l'odeur de feuille mouillée me caressait les narines. Et on me fit monter au dernière étage de l'établissement oû la thérapie allait avoir lieu.
Voici donc un enfant face à l'inconnu.
Première activité, une sieste, et c'est là qu'est venu les pensées guides pour que mon plan fonctionne; joue le jeux durant 3 mois et tu sera libre... sourire aux lèvres, je me foutais de ce confinement, je savais qu'en bout de ligne, je serais heureux...
J'étais jeune, j'avais besoin d'être reconnu, d'être apprécié, aimé, respecté et même un peu protégé. J'étais plus jeunes que ceux qui m'entourais, je leur souriais, je gaspillais mon énergie à jouer le jeu des thérapies de groupe, des meeting NA, dans le jeu, que je me suis cru moi même être aussi drogué que les autres. MOI qui pouvais me passer de consommation quand je n'en avais pas. MOI qui cessais quand je voulais. MOI qui n'avait que fumer du pot, pris quelque buvard, bu quelques bieres, sniffer quelques lignes de RITALIN... mais à chaque fois, je m'en ai passer ensuite, j'expérimentais c'est tout... Et en croyant que j'étais drogué. Je m'éloignais de mon VRAI PROBLÈME, mon besoin de liberté, d'être compris. J’avais peur d'etre pris dans mon jeu, de retourner en centre d'accueil.
Le hasard fais bien les choses, mon cochambreur quitte la thérapie et qui je vois prendre sa place ; M.R., qui revenais faire une seconde thérapie. Cette période a passé plus vite et moi et lui ont n'a tissé un amitié forte, au point ou on se backait dans nos niaiseries, comme en foyer de groupe. On se payait la geule de tout le monde pour se remonter le moral et on riait de la thérapie, mais quand nous étions face aux autres, nous étions obliger de nous calmer, sinon la porte et pour moi, direction centre d'accueil.
M.R. s'est un jour taper un délire, a été confronter par tous les jeunes et les intervenants et a du quitter les lieux, moi il ne me restait peu de temps avant le jour de la liberté.
Il y a eu plusieurs activités d'échange(verbales seulement sinon la porte) à l'extérieur, en marchant dans les sentiers l'automne, souvent les intervenants m'ont mis avec des filles, qui m'intéressait en plus. Je m'apercevais que dans la vie, j'ai toujours recherché l'amour d'une femme (fille), en commençant par ma mère, dont moi et elle avions besoin de notre indépendance. J'ai voulu être apprécier de tous et cela a fait que j'ai été détesté de plusieurs(dans ma vie).
Un peu comme les personnalité publique, plus que tu es apprécié et connu, plus il y en d'autres qui te déteste. Mais à ce point et à cet âge, j'étais inconscient et je ne pouvais mettre ces mots à mes pulsions et sentiments. Comme ces périodes dans la vie, oû j'ai eu mal aux ventres ou au coté, dont je ne pouvais pas l'expliquer à l’époque.
J’ai tellement bien joué le jeu que mon dossier à la DPJ s’est fermé et le confinement en centre d’accueil terminé. On m’a ramené chez mes parents…bonjour le monde extérieur, mon ancienne chambre.
Bien que je me retrouvais à l’extérieur, je découvrit quelque chose, en un année, les amis et les connaissances t’oublis rapidement… et on m’a coller plus que jamais l’étiquette de drogué, je ne m’avais pas attendu à ces conséquences… Et en plus, on ne voulais pas m’inscrire dans une école régulière(un lieu oû j’aurais pu me crée un nouveau cercle social, surtout que j’avais de la facilité dans ce domaine). On m’a donc forcé à retourner à l’école du centre d’accueil…
J’ai donc repris contact avec les personnes avec qui je m’était bien entendu en thérapie ; une fille de 18ans et M.R.. Nous allions au cinéma chaque semaine et nous buvions des cafés.
Cette thérapie m'aura appris des mots sans que je comprenne vraiment le sens sur le moment. J'aurais aussi compris que je pouvais jouer des roles pour me sortir de mes ennuies(ce que je croyais).
Je devais le reste du temps, faire des thérapies de groupe et allé à l’école(du centre d’accueil). Cela me déprimait, m’ennuyait et me remmenais à faire plus de niaiseries, histoire de me faire remarquer par mes parents et mon entourage… Tout cela sera traité d’ici un mois dans mon prochain blogue ;
10ANS = L’APRÈS THÉRAPIE
La thérapie m’aura conditionné à jouer un rôle que je connaissais bien sans le vivre complètement, celui de droguer. Je me croyais et ce masque pesait tellement lourd que je me perdais pour avoir un peu d’amour des autres, j’étais une caricature, un clown…triste.
Je ne savais pas quoi faire ou à qui demander de l’aide. Seul au monde, je passais au travers le temps des fete, le nouvel an 1999, mais les semaines qui suivront le poids du masque devient insoutenable. Les gens ne me voyaient pas comme je voulais qu’ils me voient et cela me remis en question… je voulais bouger, dans mon quartier ennuyant, je devenais perdu dans ce monde qui m’étourdissais…



